David contraint à l'abandon va bien
Même au sol, David garde un oeil sur son Team qu'il encourage pour la poursuite du rallye.
« J'ai pris un bloc de roche en pleine face à 130-140 km/h. Je suis parti en l'air. Mais je suis resté conscient. J'ai rampé jusqu'à ma moto pour déclencher ma balise..."
David blessé à la cuisse suite à une chute dans l'étape 5 qui emmenait les concurrents au Nord, en bord de mer, à Antofagusta, sur une piste rapide et caillouteuse, garde le moral et encourage son Team qui poursuit la course avec Mika Pisano, dossard n° 20 et classé 34ème au général.
source: www.casteu.fr
La spéciale du jour, qui emmenait les concurrents au Nord, en bord de mer, à Antofagasta, était rapide et caillouteuse.
Alors qu’il roulait dans la poussière de Chaleco Lopez, David Casteu a chuté et le cale-pied de sa Sherco lui sérieusement entaillé le haut de la cuisse droite. Secouru sur place par un Tango, véhicule médicalisé, le pilote Elf Sherco a été rapatrié au bivouac médical d’Antofagasta.
Déçu mais avec un moral d’acier, David raconte : « J’ai eu un doute sur un way point et Chaleco m’a rattrapé. Nous avons roulé ensemble, la piste était très rapide et il y avait beaucoup de poussière mais du vent. Je n’aurais pas dû le suivre de si près mais on s’éclatait. Arrivé dans un arroyo, le vent s’est arrêté et la poussière a stagné. Je n’ai pas vu un rocher dans le sable et je l’ai pris de front. Je suis passé par-dessus la moto et le cale-pied m’a déchiré la cuisse. Je me suis mis en sécurité et j’ai déclenché ma balise. Je savais que c’était sérieux et j’ai eu très peur que l’artère fémorale soit sectionnée mais non, ce n’était pas aussi grave. Ce n’est que la cuisse qui est ouverte.Les médecins attendent que je sois à jeun pour m’endormir et inspecter la plaie.
Je suis évidemment triste de ne pas terminer ce Dakar, surtout pour mon équipe mais je suis vraiment content des résultats que nous avons obtenus. Ce n’est que le début de cette aventure et je pense déjà au prochain rallye ! »
Alors que David Casteu était emmené à la clinique de La Portada à Antofagasta afin d’être recousu dans les meilleures conditions, Mika Pisano et Ludo Boinnard ralliaient le bivouac situé en bord de Pacifique.
MIKA PISANO N°20 : « Je suis parti un peu loin ce matin, raconte le jeune Corse et toute la journée, j’ai fait une cure de poussière ! J’avais un bon rythme même quand c’est devenu cassant et que je commençais à fatiguer. Mais c’était vraiment dangereux, avec des longs bouts de piste toute droite, des ondulations, des cailloux… Une spéciale pour casser hommes et machines…
Quand, après le deuxième ravitaillement essence, j’ai vu un hélico au loin se poser, j’ai eu un préssentiment… J’ai vu David par terre et j’ai posé la moto. Il était avec les médecins et j’ai vu sa plaie… Quand je suis reparti, je n’avais plus envie d’attaquer, j’ai perdu beaucoup de temps mais je n’arrivais plus à me concentrer.
Je n’ai qu’une seule à dire sur David : c’était le meilleur sur ce Dakar et il aurait dû gagner ! »











